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Amazon licencie : un mauvais signal pour l’e-commerce ?

, par Stratégies Logistique

Amazon doit se résoudre à réduire la voilure, face au ralentissement de l’activité e-commerce mondiale et à l’explosion des coûts qui ont été nécessaires pour faire face à la période faste de la crise Covid.

L’entreprise, qui a perdu plus de trois milliards de dollars en 2022 et vu son activité baisser de 18,2% par rapport à la même période une année auparavant, anticipe une année 2023 plus difficile que prévu. Le géant américain de l’e-commerce aurait décidé de tailler dans les effectifs, annonce le journal américain The New York Times.

Le quotidien de référence avance le chiffre de 10.000 suppressions de postes, concentrées dans les divisions les moins rentables de l’entreprise, à savoir Amazon Devices (les appareils électroniques équipés de l’assistant vocal Alexa ou encore les liseuses Kindle), la division de vente au détail ainsi mais aussi dans les services des ressources humaines. Aucune information n’a en revanche filtré sur les répartitions par pays.

1% des effectifs

Reste que 10.000 salariés, cela ne représente pour l’instant qu’un peu moins de 1 % de la masse salariale du groupe, qui comptait 1,6 million d’employés dans le monde fin 2021. Une part importante de ces effectifs reste constituée de travailleurs saisonniers, recrutés justement lors du fameux Q4 pour pour les fêtes de fin d’année.

Amazon risque de ne pas être le seul à couper dans ses dépenses puisque la plupart des plateformes de commerce en ligne, jusqu’ici boostées artificiellement par les restrictions sanitaires, ont enregistré une forte baisse de leurs ventes au premier trimestre de l’année 2022, par rapport à la même période en 2021.

Le journal LSA estime même les ventes de produits physiques en ligne ont chuté de 15% en un an, en France. Cdiscount (groupe Casino) a enregistré une baisse des commandes de 13,3% par rapport au premier trimestre de l’année 2021, ce qui équivaut à un retour au niveau d’avant-pandémie.

Baisse ou retour à la normale ?

« Il ne faut pas regarder uniquement les résultats du premier trimestre 2022 », juge Marc Lolivier, le délégué général de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance dans les colonnes de LSA. En effet, le nombre de ventes en ligne au premier trimestre de l’année 2019, soit avant la pandémie, était inférieur à la même période en 2022. Ainsi, les commandes sont de 20,4% plus nombreuses au premier trimestre 2022 qu’en 2019.« La perte de pouvoir d’achat guette néanmoins. Tout comme des ruptures d’approvisionnement suite à la mise en place d’une stratégie zéro-Covid en Chine. »Les consommateurs dépensent moins sur les plateformes depuis la réouverture des enseignes physiques mais aussi parce que l’inflation grignote leur pouvoir d’achat. La guerre en Ukraine et la flambée des prix de l’énergie a également un effet rebond sur les prix des livraisons", tente de justifier LSA.

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